mardi 15 novembre 2011

Vol suspendu

Ce matin, faisant mon tour du lac, pensant à vous... "Il y a un moment que je n'ai pas gâté ma foule de lecteurs." Je n'avais pas le Fujicolor, trop maladroit de manipulation à -10 C et des vents de 40 km/h. Et puis c'eut été drabe, sans le soleil couché qu'il était dans sa douillette nuageuse.

Mais j'ai quand même aperçu - comme chaque fois- quelque chose.  J'ai compté... les bernaches, encore nombreuses, au moins 2000. Les marcheurs sont en chute libre tant par le nombre que par la chaussée glacée. J'ai mesuré l'ampleur du gel du lac - environ 30 % en surface. Mon moniteur cardiaque m'a indiqué 150 battements minute avec le vent dans le visage contre 135, dans le dos.

Et j'ai vu une volée de bernaches ( une vingtaine ) en vol stationnaire. Face au vent, en formation V mais n'avançant, ni ne reculant, comme un cerf volant tenu par un fil invisible de 30 pieds.

Les vents demain seront à 30 km/h de l'ouest. Il n'est pas exclus que j'étende les bâches et par conséquent, je procède au premier arrosage de la cour. Ce serait l'arrosage le plus hâtif depuis... 7 ans.
Une surface praticable avant décembre?  Qui sait?

Non mais: Qui sait?
Croyez-bien qu'avec toutes les belles données dont j'enrichis votre connaissance de l'atmosphère réginoise, quelqu'un saurait me dire si oui ou non, notre patinoire pourrait être inaugurée pour la Ste-Lucie, qui comme chacun le sait est une déesse scandinave de la lumière et des chandelles Ikea qu'on célèbre le 13 décembre en laissant couler de la cire brûlante sur les cheveux blonds de petites filles danoises.

Suis-je assez factuel?

Nooooon. À supposé que mère Nature s'y prête, il faut encore que le père Boulay en ait envie. 72 % d'humidité. Voilà ce qu'il vous répond le Boulay. C'est un taux québécois, qui frigorifie. La température ressentie signalée à -23 C ne compte pour rien.

Ah mais vous vous dites: " Quelques tranches de bon pain fait à la main par ma tendre et doulce espouye lui auront vite réchauffé l'ardeur au travail. Cette patinoire... comme si elle était déja faite."

Possible.
Voilà la limite de mon engagement.

Les données barométriques y seront pour quelque chose, mais c'est le climat paternel qui aura le dernier mot.

Vous le saurez sous peu.

jeudi 3 novembre 2011

Appelez-moi Joe

Je remplis des papiers pour mon accréditation d'assistant-coach Atom Tier-3. Ça prend un "criminal record check", - une précaution au cas où j'apprendrais aux jumeaux à faire de leur lancer frappé une arme de destruction massive... J'attends de faire informatiser mes empreintes digitales puis on appelle : Joseph! Et puis... "How old are the hockey players on the team, Joseph"?

Je réalise qu'on s'adresse à moi. Quand vient le temps de laisser mes empreintes ( â peu près illisibles, curieusement) on m'explique que mon certificat de naissance se lit Joseph John François Eric Boulay, et que pour la police de Regina, mon prénom est... Joseph.

Ma mère est prévenue. Jusqu'ici je vis bien cette crise d'identité.
Vous pouvez m'appeler Joe.

- Un clin d'oeil à mon sculpteur contemporain préféré Joe Fafard.

mardi 1 novembre 2011

Mes prochaines claques

Je pratique mon ouverture au commis. Comment vais-je expliquer ce que je veux?

Mes espadrilles ont rendu l'âme il y a un mois. Je fais tout en Merrell présentement. Une chaussette de 100 piastres qui m'a ramené du bureau en toute saison, que j'ai porté quelquefois pour arroser la patinoire, ou pour faire le planton à regarder patiner les clowns au Jack Staples Arena, ou admirer leurs plaquages fulgurants sur les côtés du Leibel Field. Je les accompagne, mes baskets, dans les tours du parc, environ 8 km - pas sûr - j'attends que Baptiste me ramène mon podomètre... Et elles ont tenu le coup au fond des rivières glacées comme sur les montées rocailleuses pendant des semaines dans les Rocheuses. Et tout ça à 20 dollars par année.- Je sais... ça fait annonce de camion de bière.

J'en veux des pareilles mais qui se lacent. Parce que j'aime varier mes bas, des plus moletonnés au plus maigres selon que je marche, je cours ou je fais du bardas dans le jardin.

Mais là je devrai m'expliquer au commis en anglais.

"Gimme a pair of these... with laces."

Je suis prêt.

dimanche 30 octobre 2011

Les questions primordiales

Il est lundi matin et vous vous levez tous en vous posant la même question...
Comment ça va dans mon pool de hockey?

Comme je vous l'ai sans doute raconté dans un moment creux d'une fête qui s'étirait... L'année dernière j'ai battu le record de matchs manqués pour raison de blessures, suspensions, et autres absences inadmissibles.

Cette année j'ai sélectionné des hommes de caoutchouc. Ils ne manquent jamais de matchs. L'ennui c'est qu'ils ont des mains de fer et trouveraient moyen de manquer un filet de soccer tandis que le gardien est à plat ventre dans la troisième rangée des estrades.

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La deuxième question qu'il vous brûle de répondre. Qui a gagné au gala de l'Adisq? La réponse est : absolument-toulmonde! C'est comme une remise de cadeau à une fête des employés. Dans la catégorie Folk contemporain instrumental... Boulay qui joue de l'élastique sur une barre à clou, album Pied de biche de mon coeur.  J'aime les monologues de Louis-José Houde au point d'écouter les reprises au ralenti.

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Enfn? Où en est le Big Three de Regina? Isaac a manqué un match et les jumeaux une pratique pour raison de .... danse sociale.  À l'occasion de l'Halloween, l'école a organisé une soirée de frayeur.  Les garçons ont tous obtenu la permission d'affronter ce qui leur paraît le plus horrible: une fille sur un plancher de danse...  Ma blonde ferait des bassesses pour obtenir une vidéo de la chose.

Ça n'a pas empêché vos idoles de se faire valoir aussi sur la glace.
Ils sont tous encore invaincus. Omer a rajouté deux buts, Isaac un - un lobe de la ligne bleue qui a rebondi sur le casque d'un Sarrasin. Baptiste n'a rien ajouté à son palmarès occupé qu'il était à contrer les charges ennemies. Ils obtiennent la troisième étoile.

La deuxième me revient pour avoir inventorié et déplacé avec succès, trois casques et protecteurs buccaux, trois protecteurs de cou, épaulettes, bâtons, culottes et bouteilles d'eau; 6 coudes, gants, chandails, jambières, bas, et patins... et quoi aussi... 3 supports athlétiques pour deux matchs entre 11hres 15 et 13 hres 45.

ET la première étoile, The First Star... Doriis Punayyyse La BRRRRIIIIIIIE pour ses délicieux manicotti au souper après la journée à l'aréna.

Et à Regina on nous annonce 10 Celsius pour la cueillette de friandises en costume demain soir. Baptiste se déguise en mime Marceau, Omer en boxeur et Isaac en Parisien... reste à acheter la baguette de pain.

CAUTION: LES CHOIX DE DÉGUISEMENTS SONT SUJETS À CHANGEMENT SANS PRÉAVIS.

mercredi 26 octobre 2011

Addendum

À la rubrique précédente, on m'a répondu:

"Tout comme leur père, il sont intelligents,rapides et puissants... et incapables d'être sérieux dans un cours de religion!!! "

Je laisse Brassens prendre ma défense:

http://www.youtube.com/watch?v=A4dNvKItif4

 

mardi 25 octobre 2011

Le Big Three

Je dois ventiler mes émotions de père.

La saison de football s'est conclue il y a 15 jours. Une première pour les trois. L'expérience a été concluante. Ils sont tous partants pour l'année prochaine. Un effet inattendu toutefois... Ils ont insisté pour commencer la saison de hockey comme... DÉFENSEURS?!

Il semble qu'ils y ont pris goût au football, l'attaque de leur équipe respective n'étant pas très convaincante, ils ont eu amplement le temps de se faire valoir sur les unités défensives.

Isaac joue avec le Wild et porte le chandail numéro 3. Omer garde son numéro 16 de l'année dernière et on a laissé à Baptiste le numéro 4 de son favori Bobby Orr. Ies deux derniers portent désormais les couleurs de l'Avalanche.

Kratchmo se comporte en général de sa brigade défensive. Intelligent, (comme me l'a confié son coach)il se sert de son atout, le maniement de la rondelle et une bonne vue du jeu. À l'occasion, il utilise son poids pour ramollir un Sarrasin. Et se porte volontiers à l'attaque ce qui lui a valu déjà un but. Son équipe a remporté ses deux premiers matchs, 11-2 et 9-3.

Les jumeaux ont repris ce soir où ils avaient laissé la saison dernière. Dominants. Ils ont été repêchés par un ancien coach qu'ils avaient connu il y a trois ans, Dan. Son épose est francophone et son fils Zachary va à la même école que les nôtres. Or il semble que d'autres coachs avaient préféré ne pas repêcher de joueurs qui ne connaissaient pas aussi bien l'anglais...

Les "Terrible Twins" ont commencé à leur faire payer ce soir. Dan les a mis en duo défensif ensemble.
Tirant de l'arrière 1-0, Baptiste a visé de 15 pieds pour égaler la marque. Omer nous a donné les devants. Puis Omer en a marqué un autre pareil, une montée de bout en bout. Baptiste a répliqué pour porter le compte à 4 à 1. Ensuite ils se sont appliqués à faire des passes. Et en ont réussi une chaque, participant à six des sept buts de l'équipe dans la victoire de 7 à 3.

(Ils n'étaient pas sur la glace pour les trois buts adverses...)

Il y a trois autres francos dans l'équipe. Et déja le cri de ralliement se fait dans les deux langues. Si le Big Three continue sur sa lancée, parions qu'à la fin de la saison, il y aura davantage d'inscriptions aux écoles d'immersion en septembre!

Bon... Gardons la tête froide. Ils ne sont pas parfaits. Paraît qu'Omer n'aurait pas été exemplaire au cour de religion... Cette fois j'efface l'ardoise. Je ne le dirai pas à sa mère.

Note aux fans... les photos suivront.