samedi 19 novembre 2011

LARRY

La journée avec mon Kratchmo, un tournoi à Colonsay... À deux heures 45 de Regina. Avec rien... entre les deux. Même le ciel était poche. Ya des limites à s'intéresser à toutes les variantes de drabe. Pas même de petit resto binerie à moins de 5 km de l'aréna. Faudra faire avec le casse-croûte de la place qui fait bien paraître la plus ignoble cabane à patate du Québec.

Sont ben gentils les Saskatchewanais moyens, mais pour la nourriture d'aréna... l'ont pas.
Y avait des équipes de Prince Albert, Lloydminster, Warman, Vico (?) et Regina pour en témoigner.

Moins 20 C dehors. Mouins 10 C sur le bord de la bande. Grosse job pour le système immunitaire.

Ça mal parti.
Isaac joue beaucoup avec ses mains.... Voulant dire, il mise beaucoup sur sa dextérité pour arrêter les attaquants ennemis. Son coup de patin s'améliore.... Mais quand il a à choisir, il opte pour la rondelle plutôt que "jouer l'homme " comme on dit.

C'qui fait que la moitié du temps il a l'air brillant comme son père. Mais quand il perd l'escarmouche au centre de la glace et laisse filer un joueur seul contre le gardien, ou quand il tente une belle passe mais que la la rondelle n'est pas assez bien poussée, et que le même adversaire, l'intercepte et s'échappe... Il a l'air fou comme son père.

Les deux premiers matchs ont été serrés. Défaite de 5-3 après avoir mené 3-2. Puis défaite de 4-3, après avoir aussi mené 3-2.

Le moral aurait été dans les talons si les frites du casse-crotte ne s'y étaient d'abord installées.

Ce sont deux périodes de 30 minutes non chronométrées. À la fin du premier match Isaac a pris une punition  de rudesse dans les derniers instants.

Au deuxième, il en reçoit une autre alors qu'il éloigne un agitateur du gardien après l'arrêt du jeu.

Au troisième match on est en retard 4 à 1. Et Kratchmo commence à être fâché. Il décide de s'impliquer les épaules. L'autre équipe laisse passer deux buts. Et ça commence à jouer plus salaud. Des coups dans le dos, ou d'autres longtemps après le jeu. Les deux plus grands joueurs, à tour de rôle s'en prennent à Kratchmo qui leur remet la monnaie de la pièce, dans les limites réglementaires. Zont pas vu son coup de genou à la tête du numéro 33.  Après la demie on est retard 4-3. Zont la mine basse. Le coach leur parle longuement. Un discours Zamboni. Le temps de refaire la glace.

J'intercepte mon numéro 3 entre le vestiaire et la... glacière. Je lui ai dit "Thunder". Le nom de son équipe de football. Entre lui et moi ça veut dire: "Joue l'homme". Et alors qu'il a mis le pied sur la glace, il lui a poussé des longs cheveux, et une moustache rousse. Et le numéro s'est magiquement changé de 3 à 19. Il a joué comme s'il faisait 6 pieds 4 pouces, 240 livres... fâchés.

Quand il est sur la glace, c'est comme si l'équipe adverse ne s'occupait que de lui, recevoir ou répliquer aux mises en échec. Et il est en train d'en venir à bout. 4-4.

Les parents sont consolés avec la belle remontée. Larry prend la rondelle derrière son but et décolle en plein centre, il a de la place ( on lui en fait !) il a deux ailiers découverts mais il ne les voit pas, il a décidé de régler ça tout seul! Lançant de la droite il se présente seul devant l'goaler et fait un "toe-drag" ( ramener la rondelle vers lui attirant le gardien... pour mieux le contourner, salaud.

5-4! Ça se termine 6-4 pour vos Aeros.

Le voyage de retour a été ben plaisant.

vendredi 18 novembre 2011

Lao Tseu

"Qui veut récolter une patinoire, doit semer
d'la slush."

Très occupé par mon chantier glacicole
je note quelques idées pour mon prochain billet.

Température ressentie

La marche de l'empereur.

La foi pour quarante heures.

mercredi 16 novembre 2011

En manchette

EN MANCHETTE


DES HOMMES D'AFFAIRES MALHONNÊTES,
(je pensais que c'était synonyme)

LA POPULATION FAIT MAINTENANT 7 MILLIARDS
(c'est fou, j'avais pas remarqué la différence...)`

LOUIS RIEL: PÈRE DE LA CONFÉDÉRATION?
(OU VICTIME DE LA CONFÉDÉRATION?)

ET, PRÉPAREZ VOS PATINOIRES, LA NEIGE ET LE VENT S'EN VIENNENT!
(avec un beau plan d'un coin de la maison bleue, la clôture du côté de chez Bob, notre filet,
du plastique au sol tenu par des 3X8.)

Oui, quand le bulletin de ce soir sera disponible sur le site de rad-can, je vous enverrai le lien.

Parce que j'ai étendu les bâches dans la cour ce matin. Un exercice complet. Il arive que je doive m'y prendre des deux mains et d'un pied pour déplier les toiles. Un deux heures et demi intensif auquel s'ajoute un premier arrosage pout tenir le tout au sol, en cas de coup de vent.

MÉTÉO?

Moins 19 C demain matin, vents de 25 à 50 km heure (gulp...)
Et de 5 à 10 cm de neige.

Soyons clair.

5 cm c'est parfait, ça tient l'eau.
10 cm, c'est la cata, parce qu'il faudrait déblayer sur une surface impraticable.

Verrons-nous dame Nature ou MoM Météo?

Je ne sais pas comment vous pouvez dormir dans un paril suspense....

mardi 15 novembre 2011

Vol suspendu

Ce matin, faisant mon tour du lac, pensant à vous... "Il y a un moment que je n'ai pas gâté ma foule de lecteurs." Je n'avais pas le Fujicolor, trop maladroit de manipulation à -10 C et des vents de 40 km/h. Et puis c'eut été drabe, sans le soleil couché qu'il était dans sa douillette nuageuse.

Mais j'ai quand même aperçu - comme chaque fois- quelque chose.  J'ai compté... les bernaches, encore nombreuses, au moins 2000. Les marcheurs sont en chute libre tant par le nombre que par la chaussée glacée. J'ai mesuré l'ampleur du gel du lac - environ 30 % en surface. Mon moniteur cardiaque m'a indiqué 150 battements minute avec le vent dans le visage contre 135, dans le dos.

Et j'ai vu une volée de bernaches ( une vingtaine ) en vol stationnaire. Face au vent, en formation V mais n'avançant, ni ne reculant, comme un cerf volant tenu par un fil invisible de 30 pieds.

Les vents demain seront à 30 km/h de l'ouest. Il n'est pas exclus que j'étende les bâches et par conséquent, je procède au premier arrosage de la cour. Ce serait l'arrosage le plus hâtif depuis... 7 ans.
Une surface praticable avant décembre?  Qui sait?

Non mais: Qui sait?
Croyez-bien qu'avec toutes les belles données dont j'enrichis votre connaissance de l'atmosphère réginoise, quelqu'un saurait me dire si oui ou non, notre patinoire pourrait être inaugurée pour la Ste-Lucie, qui comme chacun le sait est une déesse scandinave de la lumière et des chandelles Ikea qu'on célèbre le 13 décembre en laissant couler de la cire brûlante sur les cheveux blonds de petites filles danoises.

Suis-je assez factuel?

Nooooon. À supposé que mère Nature s'y prête, il faut encore que le père Boulay en ait envie. 72 % d'humidité. Voilà ce qu'il vous répond le Boulay. C'est un taux québécois, qui frigorifie. La température ressentie signalée à -23 C ne compte pour rien.

Ah mais vous vous dites: " Quelques tranches de bon pain fait à la main par ma tendre et doulce espouye lui auront vite réchauffé l'ardeur au travail. Cette patinoire... comme si elle était déja faite."

Possible.
Voilà la limite de mon engagement.

Les données barométriques y seront pour quelque chose, mais c'est le climat paternel qui aura le dernier mot.

Vous le saurez sous peu.

jeudi 3 novembre 2011

Appelez-moi Joe

Je remplis des papiers pour mon accréditation d'assistant-coach Atom Tier-3. Ça prend un "criminal record check", - une précaution au cas où j'apprendrais aux jumeaux à faire de leur lancer frappé une arme de destruction massive... J'attends de faire informatiser mes empreintes digitales puis on appelle : Joseph! Et puis... "How old are the hockey players on the team, Joseph"?

Je réalise qu'on s'adresse à moi. Quand vient le temps de laisser mes empreintes ( â peu près illisibles, curieusement) on m'explique que mon certificat de naissance se lit Joseph John François Eric Boulay, et que pour la police de Regina, mon prénom est... Joseph.

Ma mère est prévenue. Jusqu'ici je vis bien cette crise d'identité.
Vous pouvez m'appeler Joe.

- Un clin d'oeil à mon sculpteur contemporain préféré Joe Fafard.

mardi 1 novembre 2011

Mes prochaines claques

Je pratique mon ouverture au commis. Comment vais-je expliquer ce que je veux?

Mes espadrilles ont rendu l'âme il y a un mois. Je fais tout en Merrell présentement. Une chaussette de 100 piastres qui m'a ramené du bureau en toute saison, que j'ai porté quelquefois pour arroser la patinoire, ou pour faire le planton à regarder patiner les clowns au Jack Staples Arena, ou admirer leurs plaquages fulgurants sur les côtés du Leibel Field. Je les accompagne, mes baskets, dans les tours du parc, environ 8 km - pas sûr - j'attends que Baptiste me ramène mon podomètre... Et elles ont tenu le coup au fond des rivières glacées comme sur les montées rocailleuses pendant des semaines dans les Rocheuses. Et tout ça à 20 dollars par année.- Je sais... ça fait annonce de camion de bière.

J'en veux des pareilles mais qui se lacent. Parce que j'aime varier mes bas, des plus moletonnés au plus maigres selon que je marche, je cours ou je fais du bardas dans le jardin.

Mais là je devrai m'expliquer au commis en anglais.

"Gimme a pair of these... with laces."

Je suis prêt.